Notions de base

Distinguer modèle, lot et article, puis choisir le niveau auquel votre passeport porte avant de commander la moindre étiquette.

Sur cette page

En quittant cette page, vous saurez nommer les six objets que SealTrust manipule et, surtout, choisir le niveau auquel votre passeport numérique porte. Ce choix décide de votre budget d'étiquetage. Le prendre à l'envers le multiplie par cent ou par mille.

#Les six objets en un coup d'œil

ObjetCe que c'estCombien il y en a
ModèleLa fiche d'une référence commerciale, partagée par tous ses exemplaires.Un par référence au catalogue.
LotUne série de fabrication d'un modèle : une date, un site, un pays.Un par série produite.
ArticleUn exemplaire physique, celui qui part chez un client.Un par pièce fabriquée.
PasseportLe document réglementaire lisible par un scan.Un par modèle, ou un par article.
CertificatUne pièce d'authenticité numérotée, attachée à un exemplaire.Zéro, un ou plusieurs par article.
SceauLe support physique qui porte l'identifiant : QR, puce NFC, ou les deux.Un par article.

Un septième mot revient partout : produit. Dans la console, sous « Catalogue », le menu s'appelle « Produits » et il liste des exemplaires. Un produit est donc un article. Les deux menus voisins s'appellent « Modèles produit » et « Lots de production ».

#Le modèle

Un modèle porte tout ce qui est vrai pour chaque exemplaire de la référence. Le formulaire de la console propose les champs ci-dessous. Deux seulement sont obligatoires, les autres restent vides tant que vous ne les remplissez pas.

Champ du modèleObligatoire
NomOui
SKU, votre référence interneOui
GTIN, le code-barres du commerceNon
DescriptionNon
CatégorieNon
Image principaleNon
Marquage CENon
Numéro de la déclaration de conformitéNon
Lien de la déclaration de conformitéNon
Attestation d'examen UE de typeNon
Code douanierNon
Description douanièreNon
Poids en grammesNon
Volume en centimètres cubesNon
Notice de réparationNon
Notice d'entretienNon
Notice de sécuritéNon
Manuel d'utilisationNon
Page des pièces détachéesNon
Instructions de démontageNon

Les six dernières lignes attendent une adresse web.

Le modèle porte en plus une garantie par défaut, que vous réglez depuis sa fiche une fois le modèle créé. Vous y saisissez une durée en mois, des conditions, et vous décidez si la garantie est transmissible au prochain propriétaire.

Deux identifiants nomment un modèle. Le SKU est votre référence interne : il est unique chez vous, deux modèles de votre marque ne peuvent pas le partager.

Le GTIN est le code-barres du commerce. Saisissez-le tel qu'il est imprimé, sur 8, 12, 13 ou 14 chiffres. SealTrust le ramène à la forme canonique de 14 chiffres en ajoutant des zéros à gauche : 3701234567890 devient 03701234567890. Le GTIN est facultatif, et il devient nécessaire dès que vous voulez un lien GS1 Digital Link.

#Le lot

Un lot rattache un modèle à une série de fabrication. Il porte un code unique chez vous, une date de production, un site de fabrication, un pays d'origine en deux lettres, une quantité prévue, et la méthode d'identification retenue pour la série.

Le lot est aussi l'unité d'ancrage sur la chaîne. SealTrust seul déclenche cet ancrage : une demande d'ancrage venue d'un compte de marque est refusée. L'ancrage n'a rien d'automatique, et la plupart des lots ne sont jamais ancrés.

Quand SealTrust ancre un lot, il calcule une empreinte unique qui résume tous ses articles, écrit cette seule empreinte sur Base L2 (chain_id 8453), et conserve pour chaque article de quoi prouver qu'il appartient bien à ce lot ancré. Une seule écriture sur la chaîne couvre toute la série, jusqu'à 10 000 articles ancrables. Une série qui dépasse ce compte est refusée à l'ancrage, et elle doit être découpée avant d'être ancrée. Vous lisez le résultat dans la console.

#L'article

Un article est une pièce physique. C'est l'objet qu'un client tient dans la main.

Chaque article reçoit à sa création un numéro de série public de 12 caractères, tiré au hasard. L'alphabet exclut les lettres I, L, O et U, pour qu'un humain puisse recopier le numéro d'une étiquette sans confondre un 1 et un I, ou un 0 et un O. Le tirage est aléatoire et non séquentiel : personne ne peut déduire vos volumes de production en regardant deux numéros, et deviner un numéro valide reste hors de portée, l'espace comptant plus d'un milliard de milliards de valeurs.

Ce numéro est l'identifiant unique du produit au sens de la norme EN 18219. Il se résout à l'adresse https://sealtrust.io/p/{serial}, où {serial} est le numéro lui-même.

Un article retiré de la circulation garde son adresse. Un code imprimé sur une pièce retirée se trouve toujours sur cette pièce, dans les mains de quelqu'un, et le scanner ne doit pas répondre « inconnu ». La norme EN 18219 l'exige au paragraphe 4.2.2, et SealTrust redirige alors le scan vers le passeport de la pièce.

#Le passeport, et le niveau auquel il porte

C'est la décision la plus lourde de conséquences de tout votre projet. Lisez cette section en entier.

#Trois niveaux sont permis

Le règlement européen sur l'écoconception (UE) 2024/1781, en vigueur depuis le 18 juillet 2024, institue le passeport numérique de produit. C'est un règlement-cadre : il l'active groupe de produits par groupe de produits, chacun suivant son propre acte délégué. Son considérant 33 pose que le passeport peut porter sur le modèle, sur le lot ou sur l'article.

Autrement dit, la réglementation ne vous demande pas de numéroter chaque exemplaire. Elle vous demande d'attacher le passeport au niveau qui a du sens pour votre produit.

#Ce que SealTrust attache aujourd'hui

SealTrust attache un passeport à un modèle, ou à un article. Ce sont les deux seuls niveaux servis.

Vous attachez le passeport de référence à un modèle et à aucun exemplaire. Tous les exemplaires du modèle servent alors le même document. C'est le niveau de tout produit où numéroter chaque pièce n'apporte ni sens ni économie.

Vous attachez le passeport d'unité à un article. Il porte des données propres à cette pièce : un identifiant de batterie, un état de santé, une déclaration liée au numéro de série. SealTrust ne sert jamais un passeport d'unité pour un autre exemplaire du même modèle.

Quand un scan arrive sur un exemplaire, SealTrust cherche d'abord le passeport de cet exemplaire. S'il n'en a pas, SealTrust sert le passeport de référence de son modèle. Ce repli ne survit pas à la publication d'un passeport d'unité, lisez l'encadré ci-dessous avant de choisir votre niveau.

Le lot de production n'est pas un niveau de passeport chez SealTrust. Le règlement autorise ce niveau. SealTrust ne le sert pas aujourd'hui : un passeport se rattache à un modèle ou à un article, jamais à un code de lot. Si votre réglementation vous impose le niveau lot, publiez un passeport de référence sur le modèle et parlez-en à l'équipe avant de vous engager. Le lot de production reste l'objet qui décrit la série et qui porte l'ancrage.

#Ce que le lien scanné décide

L'adresse portée par le code détermine le niveau servi.

LienCe qu'il nommeOù il mène
/p/{serial}Un exemplaire.Sa page produit, et son passeport depuis cette page.
/01/{gtin}/21/{serial}Un exemplaire, en écriture GS1 Digital Link.La même page que la ligne précédente.
/01/{gtin}Une référence commerciale, sans numéro de série.Le passeport de référence du modèle.

Les deux premières lignes mènent une personne vers la page produit, qui répond à la question posée par le scan : ce que c'est, si c'est authentique, où sont les preuves. Le passeport est accessible depuis cette page. Une machine qui veut le passeport directement ajoute ?linkType=dpp à l'adresse et l'obtient sans passer par la page.

La troisième ligne est celle qui vous intéresse si vous ne sérialisez pas. Un GTIN seul suffit à servir un passeport de référence. Il ne demande ni numéro de série, ni étiquette unique, ni ligne de données par pièce.

#La seule exception à connaître

Le règlement batteries (UE) 2023/1542 exige un identifiant unique par batterie, donc un passeport par exemplaire. L'échéance est ferme et inscrite dans le règlement lui-même : le 18 février 2027.

Cette exigence ne couvre pas toutes les batteries. Elle vise les batteries de véhicules électriques, les batteries industrielles de plus de 2 kWh et les batteries de mobilité légère, vélos et trottinettes électriques. Les batteries portables et les batteries de démarrage sont hors du périmètre du passeport.

#Versions et scellement

Un passeport avance par versions numérotées. Publier une version la scelle : elle cesse d'être modifiable. Vous publiez une correction en version suivante, ce qui est ce que la réglementation attend.

Publier la version suivante dépublie la précédente. SealTrust cesse alors de la servir aux visiteurs et la bascule en visibilité réservée à votre marque. Elle reste scellée, son empreinte reste chaînée à la suivante, et si SealTrust a ancré ce passeport, l'ancrage date cette empreinte. Un consommateur qui a noté l'empreinte peut donc prouver ce qu'il a lu, même si la page ne l'affiche plus.

Chaque version scellée est chaînée à la précédente par une empreinte. Réécrire une version détache toutes celles publiées après elle, et cela se voit de l'extérieur.

Un passeport a une visibilité : public, réservé au propriétaire de l'exemplaire, ou réservé à votre marque. SealTrust ne sert à un visiteur anonyme qu'une version publique et publiée.

#Le certificat

Un certificat est une pièce d'authenticité attachée à UN exemplaire. Il porte un numéro unique et une date d'émission. La console ne permet pas de fixer une date d'expiration à l'émission.

SealTrust ne crée pas de certificat automatiquement quand vous créez un article. Vous l'émettez depuis la console, à l'unité ou par lot de 100 au maximum.

Le quota de certificats de votre offre porte sur les certificats valides que vous détenez à cet instant. Le compteur ne cumule pas les émissions passées. Un certificat révoqué ou périmé sort du compte, et révoquer un certificat libère une place. Vous trouvez les plafonds chiffrés dans Offres et limites.

Émettre un second certificat sur le même exemplaire n'annule pas le premier. Les deux restent actifs, et la page publique affiche le plus récent des certificats actifs. Pour retirer un certificat, révoquez-le.

Un certificat a trois états :

ÉtatCe qu'il signifie
ActifÉmis, sans date d'expiration, ou avec une date encore à venir.
RévoquéRetiré délibérément.
ExpiréSa date d'expiration est passée.

SealTrust calcule l'état expiré à la lecture, à partir de la date d'expiration. Comme aucune émission depuis la console n'écrit de date d'expiration, aucun certificat que vous émettez aujourd'hui n'atteint cet état. La révocation l'emporte sur l'expiration : un certificat retiré reste affiché comme révoqué une fois sa date passée, parce que le retrait est un acte délibéré et qu'il ne doit pas s'adoucir en simple péremption.

Le passeport et le certificat répondent à deux questions différentes. Le passeport dit ce qu'est le produit et comment il a été fait. Le certificat dit que cet exemplaire précis a été émis par vous.

#Le sceau

Le sceau est le support physique qui porte l'identifiant sur l'objet. Vous identifiez un article de trois façons possibles :

ModeSupport
qrUn QR code seul.
nfcUne puce NFC seule.
nfc+qrLes deux sur le même objet.

Les modes nfc et nfc+qr demandent une offre qui inclut le NFC. Les quatre offres du catalogue l'incluent. Si votre compte porte une offre hors catalogue limitée au QR, SealTrust refuse la demande avec le code AUTH_METHOD_NOT_ALLOWED.

Le QR seul est un mode de plein droit. Il porte le même identifiant, sert le même passeport et coûte une impression. Choisissez la puce quand l'authenticité physique de l'objet est en jeu : un QR se photographie et se recopie, tandis qu'une puce produit une preuve cryptographique différente à chaque lecture, et qu'une lecture ancienne rejouée plus tard est refusée.

Certaines puces portent en plus un scellement à languette. La puce rapporte alors l'état de son scellé à chaque lecture. Quatre réponses existent : jamais ouvert, ouvert, ouvert puis refixé, et fonction jamais activée. Seul « jamais ouvert » vaut scellé intact. « Ouvert puis refixé » décrit une languette rouverte puis remise en place, et il compte comme ouvert. Une puce sans cette fonction ne rapporte rien, et ce silence ne vaut jamais accusation de contrefaçon.

La mise en service du scellement est définitive sur la puce et ne s'annule pas. Vous en décidez au moment où vous lancez l'encodage de la série.

#Comment tout s'assemble

Un modèle décrit une référence. Un lot décrit une série de ce modèle. Un article est une pièce de cette série. Le sceau porte l'identifiant de l'article sur l'objet. Vous attachez le passeport au modèle, ou à l'article. Vous attachez le certificat à l'article.

Trois questions suffisent à décider de votre implantation.

  1. La réglementation de mon groupe de produits impose-t-elle l'exemplaire ? Si oui, passeport d'unité. Si non, passez à la question suivante.
  2. Ai-je besoin de suivre une pièce précise après la vente, pour la garantie transmissible, la revente ou le retour ? Si oui, un article et un sceau par pièce restent utiles, même avec un passeport de référence partagé.
  3. Sinon, publiez un passeport de référence sur le modèle, imprimez le lien /01/{gtin} et arrêtez-vous là.

Pour la suite : Identification physique détaille le choix entre QR et NFC, et Passeport numérique de produit montre comment construire et publier un passeport.

Votre réponse ouvre un courriel pré-rempli dans votre messagerie, à destination de contact@sealtrust.io. Vous le relisez avant de l'envoyer.

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